13 mars 2014

série / Queer as folk (UK)

Queer as folk raconte l'histoire de trois garçons homosexuels de Manchester. Stuart et Vince - amis depuis l'enfance - rencontrent un soir Nathan, un garçon de 15 ans qui va tomber raide amoureux de Stuart et ne va plus vouloir le lâcher.

La première saison date de 1998 (on le sent bien quand ils utilisent Internet) mais pourtant, la série traite le thème de l’homosexualité avec une modernité peu commune et de façon très décomplexée. Alors que la plupart des séries n'aborder du sujet quasiment que la notion d'acceptation, c'est à dire comment un-e homosexuel-le s'assume dans un monde "hétérosexuel'' et comment son entourage hétérosexuel réagit à la découverte de cette orientation sexuelle, QAF ne se limite pas à cet aspet et raconte tout simplement le quotien, et en particulier les histoires sentimentales, de ses personnages. Et moi, j'aime beaucoup les histoires sur des bouts de vie de gens.

Le personnage de Stuart Jones m'a partage, je l'aime autant que je le désteste. D'un coté, ce type est quand même un connard fini, tellement égocentrique et immature que j'aurais bien envie de le prendre par le col et de secouer violament pour lui dire que c'est bon là, c'est bientôt fini de foutre le bordel partout et de toujours vouloir tirer la couverture à soi? Et d'un autre coté, l'acteur, Aidan Gillen, est juste beaucoup trop sexy. Sans déconner.


La qualité des photos de ce post devraient vous donnez une idée d'à quel point il est facile de trouver des images d'une série des années 90 de popularité moyenne...

De savoir que cette série ne faisait que huit malheureux épisodes (maudit format anglais!!) et que je l'aurais donc terminé en moins de deux, a été une épreuve terrible. Je pensais sérieusement passer par une profonde période de deuil après ça. Alors, en désespoir de cause, je me suis mise à regarder les épisodes au compte goûte, en prenant biiien le temps entre chaque épisode. De cette façon, je savais qu'il m'en restait toujours sous la main et cette perspective était préférable à celle de ne plus en avoir de nouveaux, même si la tentation de tout m'enfiler d'une traite était grande.

Mais plus les épisodes avançaient, et plus je me demandais comme ils allaient bien pouvoir conclure cette série avec le temps qu'il restait. Il y avait tellement de points à éclairer et de situation à conclure.

Et au bout du compte, je ne saurais pas dire si cette fin est la meilleure ou la pire qu'ils pouvaient faire. C'était juste du GROS N'IMPORTE QUOI. On aurait dit que l'esprit de Dr Who était venu hanté la série pour les 30 dernières minutes (et non, ce n'est pas un compliment), je n'ai juste pas compris ce qu'il se passait. Stuart part dans une tirade délirante et interminable sur un fond bleu qui passe des images de ciels en accéléré : whaaaat?! Ça n'a absolument rien à voir avec l'esprit du reste de la série, on a le sentiment qu'elle a été annulée brutalement et qu'une fin a été brodé maladroitement, histoire de.

Du coup, j'étais tellement dégoutté par le final, que j'ai été bien moins bouleversée que je n'aurais cru l'être par le fait que QAF soit terminé. Et dans ce sens là, c'était très réussi.


11 oct. 2013

série / Grow your own drugs

Make your own drugs est une série documentaire de BBC 2 présentée par James Wong qui, comme nous le présente chaque début d'épisode, n'est pas un hippie qui croit au pouvoir de la fleur mais un ethnobotaniste. Et c'est vrai qu'on sent bien que les plantes c'est son dada parce qu'il est d'un enthousiasme incroyable face aux créations de mère nature. Par exemple, quand moi je vois juste du jaune, James il décrira ça plutôt comme "a gorgeous golden color".

Pour les pas trop trop bilingues, "drugs" dans le titre de l'émission se traduit par "médicaments" (et non pas par "drogues" donc on se calme tout de suite). Make your own drugs nous apprend à créer nos propres remèdes à partir de plantes comme une crème hydratante à l'avoine et à l'amande, du beurre aux herbes pour la prévention de la migraine ou encore des oreillers au houblon contre l'insomnie. Du coup, à chaque fin d'épisode, j'ai juste envie d'en faire la moitié tellement ça à l'air sympa et facile.

L'émission est posée et bien agréable à regarder. Personnellement, je vous recommanderais bien ça juste avant de vous coucher, c'est particulièrement relaxant. Bien sûr, comme toute bonne série anglaise, le nombre d'épisodes par saison est ridiculement petit et le nombre de saisons est juste scandaleux. Donc deux saisons de six épisodes, douze épisodes total, c'est TOUT.

Sinon, vous pouvez aussi retrouver la liste des recettes de l'émission ici. C'est quand même plus pratique que de prendre des notes pendant l'épisode...

02 sept. 2013

Marathon Jesse Eisenberg : critiques de films

Voir Insaissables a ranimé la flemme ardente qui brûlait jadis en moi pour Jesse Eisenberg. Ainsi, dans un élan passionné guidé par mes hormones enflammées, j'ai décidé de me faire un marathon Jesse Eisenberg. Certes, un petit marathon, seulement trois films, mais ça reste un marathon tout de même. En voici donc le bilan, mon avis complètement non objectif, le tout classé par ordre chronologique parce que j'aime bien, ça fait propre.

 

Les Berkman se séparent (2005)

★★★☆☆

Le couple Berkman bat de l'aile et finalement divorce. Tous deux sont écrivains, mais tandis que Joan Berkman (Laura Linney) est au faîte de sa gloire, son mari, Bernard (Jeff Daniels), sombre dans l'anonymat et l'amertume. Les enfants, Walt (Jesse Eisenberg) et Frank (Owen Kline), partagés entre les deux et tiraillés par les tensions qui s'ensuivent, sont rendus à leur propre malaise.

La première fois que j'ai vu ce film, je l'ai trouvé franchement dérangeant et plutôt ennuyeux. La seconde fois, je l'ai trouvé franchement dérangeant mais plutôt intéressant. J'ai aimé la façon subtile dont les liens tacites entre les personnages, les rivalités et les afinités, ainsi que les peurs et espoirs de chacun sont amenés. La famille explose pour que chacun puisse y trouver sa place mais aussi se trouver tout court.

Une petite pensée pour Owen Kline - le benjamin de la famille - dont le personnage est particulièrement perturbé. Entre autre, il s'enfonce des cacahuètes dans le nez et se masturbe à l'école contre les meubles de la bibliothèque. Je ne sais pas s'il y a un lien de cause à effet mais il n'a rien tourné depuis Les Berkmans se séparent.

 

Bienvenue à Zombieland (2009)

★★★

Suite à une mutation du virus de la vache folle, les humains sont transformés en zombie. Colombus (Jesse Eisenberg) et Tallahassee (Woody Harrelson), deux survivants que tout oppose, sillonnent les routes et affrontent les zombies qui grouillent aux quatre coins du pays. Au cours de leur périple, ils font la connaissance de deux jeunes femmes, Wichita (Emma Stone) et Little Rock (Abigail Breslin), qui ont décidé de rejoindre un parc d'attractions sur la côte ouest des États-Unis.

Le film allie un combo bien prometteur : comédie, road-movie et zombies. Déjà, ça part plutôt bien, sans même l'avoir vu on a déjà envie de l'aimer. Et, pour ma part, je n'ai vraiment pas été déçue du voyage : BAZ est un genre de Shaun Of The Dead à l'américain (rapport à l'humour et à un petit coté plus consensuel), très drôle et bouré de références. On se retrouve à avoir de l'affection pour les protagonistes qui, bien qu'à la base plutôt paumés dans leur vie, sont attachants dans leur tentative de s'en sortir dans un monde dévasté et de recréer une sorte de cocon familiale réconfortant entre eux. J'ai trouvé touchante la façon dont ces quatre personnages qui n'avaient rien en commun (à part pour les deux soeurs) et ne se seraient probablement jamais même rencontré en temps normal, se retrouvent liés par la force des choses et finissent par apprendre à se découvrir, se connaître et s'apprécier.

Un classique.

 

30 minutes maximum (2011)

☆☆

Nick (Jesse Eisenberg) est un livreur de pizzas à domicile, qui se retrouve mêlé à une aventure rocambolesque et comique lorsqu'il est enlevé par deux criminels novices qui le forcent à voler une banque dans les dix heures avec un engin explosif attaché à la poitrine.

Disons que ce n'est pas le meilleur Jesse Eisenberg... On suit deux histoires en parallèle, d'un coté les gentils -avec Jesse- qui doivent braquer une banque, et de l'autre, les méchants qui les observent. Le problème, c'est qu'on a l'impression que toutes les bonnes répliques et idées intéressantes ont été mises dans la première partie. Du coup, la seconde à l'air d'être un spin-off d'American Pie ou d'avoir été écrit par un chat, enfin ça vole vraiment pas haut, en tout cas clairement pas en dessus de la ceinture.

Jesse Eisenberg est tellement sexy en mauvais garçon que s'en est insoutenable étonnamment convainquant en jeune adulte paumé et sa relation avec Chet son meilleur ami (joué par Aziz Ansari, lui aussi excellent dans son rôle), est vraiment drôle, voire même touchante parfois. Mais pour le reste - la partie avec les méchants - c'est à se frapper la tête avec une truelle tellement toutes les blagues se résument à des références sexuelles bas de gamme. C'est d'une telle débilité que je ne peux m'empêcher de me demander si le type qui a écrit ça l'a fait en pleine connaissance de cause ou bien simplement par pure stupidité.

22 août 2013

ciné / Insaisissables


 Sypnosis 

Un illusionniste, Daniel Atlas, et sa partenaire, Henley Reeves, un prestidigitateur pickpocket, Jack Wilder, et un mentaliste hypnotiseur aigrefin, Merritt McKinney, sont recrutés par un mystérieux personnage anonyme. Un an plus tard, ils forment « Les Quatre Cavaliers », un groupe d'illusionnistes conduits par le charismatique Daniel Atlas. D'abord, ils font un show à Las Vegas dans lequel ils surprennent le public en cambriolant, en direct et à distance, une banque en France et en faisant pleuvoir sur le public les billets de banque volés. Puis, à La Nouvelle-Orléans, ils dérobent les millions de leur mécène, Arthur Tressler, assureur n'ayant pas indemnisé les victimes d'un cyclone, afin de les répartir sur les comptes bancaires du public, composé d'invités floués par Tressler.

L'agent du FBI, Dylan Rhodes, est déterminé à arrêter les illusionnistes avant qu'ils ne mènent à bien un projet de cambriolage beaucoup plus ambitieux, mais il se voit obligé de faire équipe avec Alma Dray, une détective d'Interpol dont il se méfie immédiatement. Dans son désespoir devant la difficulté de l'enquête, Dylan contacte Thaddeus Bradley, un animateur de télévision qui démonte les trucs des magiciens dans ses émissions. Il leur révèle les secrets des illusionnistes, en les assurant que le vol de la banque a été réussi grâce à des déguisements et des trucages vidéo. Dylan et Alma s'accordent sur le fait que « les Quatre Cavaliers » disposent de l'aide d'une cinquième personne et que sa capture est la clé de l'enquête.

Alors que la pression monte et que tout le monde attend le spectaculaire show final des « Quatre Cavaliers », Dylan et Alma s'efforcent de coincer le groupe d'illusionnistes, mais personne ne parvient à anticiper ce qu'ils font.

 

 Mon Avis 

A la base, je n'attendais pas grand chose de ce film. Je m'imaginais un Ocean's Eleven, des types qui braquent une banque avec un plan à coucher dehors et à la fin je n'aurais toujours rien compris, mais avec de la magie quoi. Et puis, je ne sais pas trop comment, nous nous sommes retrouvé dans une salle obscure pour le voir, peut-être la faute à l'omnipresence de blocs busters laissant présager des films d'une qualité incroyable et réduisant ainsi le champ des possibles, ou bien le besoin de vite tourner la page après avoir vu Kick-Ass 2 en regardant quelque chose de plus léger (si j'ai le temps et pas trop la flemme, je vous en parlerais, mais en gros, j'ai absolument détesté), ou bien Jesse Eisenberg.

J'ai été plus qu'agréablement surprise par ce film dont l'intrigue m'a totalement captivée. Les tours de magie complètement fous sont particulièrement intrigants, on ne peut s'empêcher de se demander mais comment ils ont bien pu faire ça sans déconner, alors qu'on tente en même temps de comprendre quel est celui ou celle qui tire les ficelles derrière tout ça. Le film prend ainsi un malin plaisir à nous balader d'une piste à une autre sans et à nous laisser complètement impuissant, incapables de discerner le vrai du faux. Au final, j'ai vraiment pris un grand plaisir à le regarder. Et Jesse Eisenberg aussi. 

Et quand je dirais "abracadabra", tu tomberas sous mon charme.

07 avr. 2013

série / Parks And Recreation

Très franchement, je n'aurais pas misé beaucoup de pesos sur le fait que cette série allait autant m'enthousiasmer. Maintenant que je viens de m'enquiller les cinq saisons en deux semaines et que je me retrouve à devoir atteindre le prochain épisode, je me sens dévastée, un peu comme si une part de moi venait de mourir... A la réflexion (et relecture de ce que je viens d'écrire), cette pause n'est peut-être pas une si mauvaise chose, il est possible que j'ai besoin de prendre du recul vis à vis de cette série, une vague impression qu'elle me tient légèrement trop à cœur. Mais laissez moi vous expliquer pourquoi...

Parks And Recreation suit le quotidien des employés du département des parcs et des loisirs de la ville de Pawnee, Indiana, et en particulier, celui de la directrice adjointe, Leslie Knope, qui a de grandes ambitions professionnelles et politiques. Mais ça ne sonne peut-être pas aussi fun présenté comme ça, mais ça l'est sisisi.

La saison 1 se cherche et c'est pas rien de le dire. Il n'y a beau y avoir que six épisodes je me suis copieusement ennuyée devant et j'ai vraiment peiné à aller jusqu'au bout alors que les épisodes ne durent que vingt minutes. Il ne se passe rien et ce n'est pas drôle, ce qui est quand même un peu problématique pour une série humoristique. Heureusement à partir du dernier épisode la série trouve enfin ses marques et devient juste excellente. Donc mon conseil si vous décidez de vous y mettre : regardez le premier épisode histoire de vaguement situer les personnages et l'intrigue, puis passez direct au sixième.

Les personnages sont incroyablement bien écrits, ils sont tous un peu fous, chacun à leur façon, et j'aime le fait qu'ils ne soient pas réduit à un seul pan de leur personnalité. On peut les voir changer au fil des épisodes et des saisons, montrer leurs forces et leurs faiblesses, se découvrir et se remettre en question, parfois évoluer et d'autres fois régresser... Bien qu'ils restent clairement fictifs dans leur extravagance, ils restent plutôt crédibles dans leur complexité d'êtres humains.

La façon dont progressent les relations est aussi très bien foutue, en particulier pour ce qui est des romances. Je ne m'attendais vraiment pas à rencontrer autant de mignonnerie dans cette série. Tout en conservant pas mal de codes du genre, ils ont réussit à échapper au coté exagérement gnangnan de beaucoup de série (How I Met Your Mother c'est à toi que je pense) qui te force la larme à coup de violons et de discours sur le sens de la vie et de l'amour. De plus, j'apprécie le renouvellement des personnages qui évite d'avoir tous les protagonistes de la série finissant par sortir ensemble alors qu'ils n'ont visiblement rien en commun, et aussi des séparations et retrouvailles interminables (How I Met Your Mother c'est encore à toi que je pense).

Là c'est le moment où je risque de m'emballer et devenir flippante, puisque je vais parler du personnage de Ben Wyatt. En gros, pour résumer, disons que, hum... j'en suis COMPLETEMENT amoureuse. Son personnage est un adorable geek ou comme dirait Leslie :

Ajoutons qu'Adam Scott qui tient le rôle est impeccable de justesse... et tellement agréable à regarder que c'en est indécent. Au final, je deviens une espèce de grosse guimauve assoiffée de romantisme poussant des petites cris de rongeur à chaque fois que Ben et Leslie apparaissent ensemble à l'écran. C'est moche je sais...

Pour l'instant Parks And Recreation en est au court de sa cinquième saison mais son avenir est incertain et ça c'est vraiment terrible. Si la série n'est pas renouvelée, ma vie va perdre beaucoup de son sens...


17 mars 2013

Edgar Wright, j'aime beaucoup ce que vous faîtes

J'ai toujours rêvé d'avoir un réalisateur préféré. Je trouve que ça donne une certaine prestance en société, pouvoir glisser dans une conversation « ah j'ai tellement hâte de voir le prochain Machin ! » c'est pas mal la classe, ça fait « attends mec, je m'y connais en cinéma moi oh ! ». Faut-il encore avoir un nom à mettre à la place de « Machin »...

Pendant longtemps ça n'a pas été mon cas et j'en étais bien penaude, mais la vie est pleine de surprise, la roue tourne et autres phrases toutes faîtes, et j'ai finalement trouvé le réalisateur qui fait battre mon cœur : Edgar Wright. Pourtant je n'arrive toujours pas à m'en vanter lors de soirées mondaines, une coupe de champagne dans une main et un Ferrero Rocher dans l'autre, car 1) il n'est pas tellement connu du grand public et 2) je n'ai jamais pu retenir son nom. Ça et aussi le fait que je suis rarement invitée à des mondaines.

J'avais envie d'évoquer avec vous quelques-uns de ses films. J'ai choisi ceux-ci car ils me paraissaient avoir la démarche artistique la plus intéressante puisque Wright en est à la fois le scénariste et réalisateur. Officieusement c'est parce que je n'ai vu que ceux-là.

 

Shaun Of The Dead

{ C'est genre... une comédie romantique avec des zombies }

Le film qui a fait connaître Edgar Wright et qui reste encore son plus populaire. J'aime bien voir un film culte et comprendre à ce moment-là pourquoi il a généré autant d'enthousiasme, et en regardant Shaun Of The Dead c'est exactement ce qui c'est passé, un « Aaaaah ouaiiiii d'accooooord ! » sur 99 minutes. 

Tout le charme du style de Wright est là, cet humour incroyable et cette créativité folle pour se réapproprier les codes du genre. Et puis il y a aussi ces castings géniaux comme ici où l'on retrouve Simon Pegg, Nick Frost, Dylan Moran, Bill Nighy ou encore Martin Freeman (il n'a qu'un tout petit rôle mais j'aime bien trop Martin Freeman pour ne pas le mentionner malgré tout).

Tant que j'y suis j'aimerais à mentionner que Simon Pegg devrait être nominé par défaut à l'oscar du meilleur acteur dès qu'il apparaît dans un film, cet type crève l'écran, il y a une telle intensité et justesse dans son interprétation que, quoi qu'il joue, on y croit à mort.

 

Hot Fuzz

{ C'est genre... un film d'action / comédie sur des potes flics }

Ces deux premiers films font parties de la Blood and Ice Cream Trilogy (aussi appelée The Three Flavours Cornetto Trilogy) dont le nom est une référence aux personnages achetant, à un moment ou à un autre du film, des glaces Cornetto.  

Même si c'est pas mal dur de faire un choix, il s'agit probablement de mon Wright préféré. Pour vous dire, si je devais envoyer un film à des extraterrestres pour leur expliquer mon humour, je pourrais prendre celui-ci. C'est juste incroyable de voir à quel rythme les blagues s'enchaînent et l'inventivité qu'il y a derrière. Plus je le regarde, plus je découvre de petits détails qui n'en étaient pas, ce qui me laisse toujours émerveillé de la subtilité de ce scénario.

J'ai une petite retenue cependant pour la dernière demi-heure qui est une véritable boucherie que je trouve un peu violente (je suis un poil sensible certes) mais bon, pour un film de quasiment deux heures et d'une telle densité, je suis prête à lui excuser bien des choses.

Ah et un oscar pour Simon Pegg bon sang !

 

Scott Pilgrim vs The World

{ C'est genre... un film d'action / comédie romantique avec des exs en méchants }

Le film est adapté de la série de comics écrite et dessinée par Bryan Lee O'Malley. Après l'avoir vu j'ai décidé de lire les bouquins par curiosité. 

Ce qui m'a frappé en découvrant le premier tome c'est la fidélité du film par rapport à l'histoire originale, on y retrouve des répliques reproduites à la virgules près. Les différences commencent à se faire plus notables dans le second et à partir du troisième c'est la fête, le film prend ses aises et réinvente l'histoire jusqu'à associer certains événements du comic aux « mauvais » personnages. J'ai trouvé cette évolution assez intéressante même si je ne me l'explique pas complètement. Cependant, l'esprit du comic reste impeccablement retranscrit dans le film, les acteurs, les décors, les musiques, l'humour, tout est là.

J'aurais pu pleurer l’absence de Simon Pegg mais Wright a eu la bonne idée de prendre Michael Cera pour le rôle Scott Pilgrim (même je trouve qu'il ne ressemble pas vraiment à celui du manga) et Jason Shwartzman pour le super méchante alors ça va, je lui pardonne pour cette fois...

29 déc. 2012

Ma semaine cinématographique

Je ne saurais pas trop expliquer pour quelles raisons mais cette semaine a été particulièrement dense en sorties cinés. Alors je me suis dit que j'allais vous faire partager mon avis de critique acérée, parce que c'est les fêtes de fin d'année, l'esprit de noël, le plaisir d'offrir tout ça...

Mais qui a re-tué Pamela Rose

Re Pamela Rose

J'ai eu du mal à définir si j’appréciais ou non ce film pendant la séance. En effet mon avis était quelque peu biaisé par tous les gens de ma rangée - à l’exception de la personne qui m'accompagnait - pour qui ça semblait être la chose la plus drôle qu'ils n'aient jamais vu de leur vie. Je veux dire le type à coté de moi se balançait littéralement sur son fauteuil tellement il se marrait. Je crois même l'avoir vu se tapper sur la cuisse à un moment. Du coup je me suis demandé si je rigolais des blagues du film ou du fait de voir les gens autour de moirire autant... Avec le recul j'envisage plutôt pour la seconde raison. Ça n'était pas catastrophique mais ça manquait, je ne sais pas, de rythme ou d'enthousiasme peut-être, de la part de Kad et Olivier surtout.

★★☆☆☆

Le Hobbit : un voyage inattendu

Le Hobbit

(vu en VF, plus jamais ça...)
En un mot : looooooooooooooooooooooooooooooooong ! 2h45 pour raconter ça, franchement on aurait pu s'épargner une bonne heure. A l'aise. Tout dure une plombe c'est incroyable. Si encore c'était pour développer des choses essentielles ou simplement intéressantes mais même pas, c'est juste des putains de longueurs pour meubler le vide criant d'éléments narratifs de cette première partie.
Un autre aspect du film que j'ai trouvé plutôt raté : la lumière. J'ai vraiment eu du mal avec ce soleil couchant permanent, lueur énigmatique ou quelque soit ce l'effet souhaité. Ça donne juste un éclairage bizarre qui manque terriblement de naturel.

★★☆☆☆

Ernest et Célestine

Ernest et Célestine

J'ai grandi en lisant les bouquins et, même si j'en garde un souvenir très vague, j'y suis pas mal attachée. J'étais pourtant assez dubitative vis à vis du dessin animé car, un film pour enfant et juste pour les enfants, ça peut facilement devenir très chiant quand tu n'as plus l'âge. Le fait que les critiques soient unanimes m'a un peu rassuré mais, surtout, a attiré ma curiosité : comment ce film qui n'était pourtant pas destiné à un public adulte pouvait générer autant d'enthousiasme de la part de celui-ci ?
En le voyant, la réponse est apparue, limpide : parce qu'il est absolument magnifique ! En quelques adjectifs élogieux, ce film est adorable, drôle, magique. Le chaînon manquant entre l'inventivité des Pixar et l'ambiance des Miyazaki. J'ai beaucoup ri et, je l'avoue, pas mal pleuré aussi (mais pour ma défense j'étais assez fatigué donc émotionnellement à fleur de peau).

Je mets un extrait juste parce que voila, c'est trop bien.

★★★★

26 nov. 2012

série / The Newsroom

C'est marrant mais il n'y a pas si longtemps encore, je pensais que je n'étais pas tellement branchée séries. Pas que je n'aimais pas le concept - au contraire ça me plaisait bien cette idée de retrouver des personnages et une ambiance au travers de plusieurs épisodes - mais plus une impression qu'il n'y avait pas grand chose en dehors 1) les séries policières genre NCIS ou Les Experts, 2) les séries gnangnans pour nanas genre Grey's Anatomy ou Gossip Girl, ou 3) les séries bien racoleuses sur fond de sexe et/ou de drogue genre Weeds ou Skins. D'accord, je grossis un peu le trait mais mine de rien, juste qu'avec ces trois thèmes on doit bien recouvrir un bon pourcentage des séries actuelles.

J'aurais pu en rester là mais il se trouve que j'ai des amis qui, parfois, n'ont pas trop mauvais goût et m'ont recommandé quelques trucs vraiment pas nuls (Black Books et Games Of Thrones en tête) et j'ai doucement - mais sûrement - commencé à apprécier ce format et à m'y pencher avec un peu plus d'intérêt (ma nouvelle situation de chômeuse aidant), jusqu'au coup de grâce où Bob me suggéra de regarder The Newsroom (vous ai-je déjà parlé de mon amour pour les phrases à rallonge ?). Ce fut un coup de foudre immédiat, à chaque fin d'épisode j'en redemandais, « ENCORE !!! » hurlais-je dès que le générique de fin apparaissait. Je n'avais plus ressenti une telle addiction depuis la découverte du yaourt glacé en juillet 2009.

Vous n'imaginez même pas ma peine en découvrant que la seconde saison ne serait pas diffusée avant juin 2013. JUIN bon sang ! J'étais tellement désemparée à cette annonce que j'en ai construit un calendrier de l'avent comptant les jours jusqu'au prochain épisode... Bon d'accord ce n'est pas vrai mais si j'avais su que je pouvais tenir jusqu'à cette date sans engloutir tous les chocolats d'un coup et risquer une crise de foie mémorable, j'aurais tout à fait pu le faire... Vous voyez un peu dans quel état d'instabilité émotive je me retrouvais ? Si ce n'est pas le cas peut-être que ce GIF vous aidera à mieux visualiser :

bouhouhou

Mais voyons de plus près ce qu'en dit Wikipédia :

The Newsroom raconte les coulisses d'une chaîne d'information en continu appelée ACN et plus particulièrement de son émission phare du soir. On y voit évoluer toute une équipe autour de son présentateur vedette, Will McAvoy : la productrice Mackenzie MacHale et ses assistants; le tout, sous la houlette du président de la chaîne Charlie Skinner.

(oui j'ai fait un méchant copier-coller du résumé, faîtes-vous une raison, personne n'est parfait)

Bon bon, j'avoue, là comme ça, ça n'a pas forcément l'air super existant alors je vous ai fait une belle liste pour étoffer un peu mon propos (qui est The Newsroom ça déchire sa maman). J'aime bien les listes.

1. On en ressort grandit

Quand je regarde The Newsroom je n’ai pas le sentiment de simplement regarder un divertissement, j’ai aussi l’impression d’apprendre des choses, j’en ressors moins bête et ça c’est plutôt bien. En nous montrant le fonctionnement d’un JT, la série analyse ceux qui forge notre regard et notre compréhension des débats. Chaque épisode se penche ainsi sur un des grands évènements de l'année 2010-2011 tels que l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon ou l’assassinat de Ben Laden.

2. C'est absolument hilarant

Cette série est aussi drôle qu'elle est sérieuse, le fond en étant subtilement enrobé d'une forme distrayante. C’est très bavard, le rythme des dialogues est effréné, chaque réplique est précise, efficace, et les vannes fusent. C'est souvent sarcastique et moi j'aime bien le sarcasme. En regardant je m’étais fait la réflexion que ça me rappelait le ton de The Social Network... Et bien devinez quoi? C’est ça, bingo, c’est le même scénariste Aaron Sorkin.

3. Le casting est plein de gens biens

Il y a dans cette série foule de gens qui ont fait partie des meilleurs films que j'ai pu voir ces dernières années. Pour commencer on retrouve Jeff Daniels qui a tout simplement joué dans mon film préféré de tous les temps (tranquille quoi), Pleasantville. Déjà ça calme. Ensuite, on a Emily Mortimer qui était dans Lars And The Real Girl, Dev Patel de Slumdog Millionnaire et Alison Pill de Scott Pilgrim vs The World. Autant de gens de goût ne se retrouvent pas dans une série juste comme ça, par hasard...

4. Non décidément, ce casting est vraiment très très bien...

Hinhinhin... (c'est mon onomatopée pour quand je glousse)

5. C'est signé HBO

On leur doit Games Of Thrones et Bored To Death (et je m'arrête là dans ma liste parce qu'en fait c'est tout ce que j'en ai vu), autant dire que ces mecs savent ce qu'ils font lorsqu'ils produisent une nouvelle série. Ouai j’avoue c’était pas mon argument le plus solide...

Et si après tout ça vous avez encore des doutes, voici le trailer qui va bien.

29 janv. 2011

Film : Une Fiancé Pas Comme Les Autres

Lars_530

Si vous n'avez jamais entendu parler de ce film, j'ai peut-être quelques éléments de réponse. Déjà, un grand merci au distributeur pour avoir pris la remarquable initiative de modifier le nom original Lars And The Real Girl pour un titre plus adapté au public français, Une Fiancé Pas Comme Les Autres. Une Fiancé Pas Comme Les Autres, vraiment? Mettons quelqu'un mentionne ce film, et vous, juste avec ça, vous vous dîtes « Tiens ça a l'air sympa »? Hum non, je ne crois pas...

Lars And The Real Girl est un film pas facile à résumer, surtout quand on essaie de donner envi à quelqu'un de le regarder.
« C'est l'histoire d'un type solitaire qui commande une poupée gonflable sur internet et croit qu'elle est vivante. »
Vachement engageant... A peut près aussi enthousiasmant qu'une histoire de robots venus de l'espace qui se transforment en camions.

Entre la traduction française du titre et l'intrigue de départ, ce film a pas été franchement avantagé et vraiment, c'est dommage parce qu'on est loin de l'image qu'on s'en fait à priori. Alors qu'on s'attend à une suite de gags lourdos, on se retrouve face à un film d'une grande finesse, très humain, plus centré sur les réactions de l'entourage face à cette situation et la compréhension de l'origine du trouble psychologique de Lars.

08 déc. 2010

Cinéma : Mon Pote

Mon_pote_530

Synopsis
Victor est le patron d'un magazine automobile. Un jour, il va parler de son travail dans une prison. Il y rencontre un ancien braqueur, Bruno, fan de son magazine, qui lui demande de l'embaucher. Victor accepte. Une amitié naît entre les deux hommes…

Mon humble avis
Au départ, j'étais assez sceptique, la faute à la bande-annonce qui commence comme un film posé puis, tout à coup, semble virer au thriller où tout le monde devient un dangereux psychopathe. D'un autre côté, j'avais adoré Le Cœur Des Hommes 1 et 2 du même réalisateur-scénariste-producteur Marc Esposito, pourtant c'est pas facile de voir un film français un minimum intéressant et qui n'essaie pas d'être une gentille comédie familiale. Finalement, je n'ai pas eu à faire un choix puisqu'on m'y a trainé un peu de force (saleté de majorité).

Tout de suite, j'ai retrouvé cet aspect qu'y m'avait tant emballé dans Le Cœur Des Hommes, cette efficacité des dialogues, car Marc Esposito à cette formidable capacité à écrire des répliques qui sonnent justes tout en parvenant à les rendre passionnantes, drôles et intelligentes. Et c'est sans parler du génial duo Edouard Baer/Benoît Magimel, qui interprètent leur rôles avec énormement de finesse. A tel point, qu'on s'attache à ces deux personnages, si différents mais qui se complètent tellement bien.

Au final, la bande-annonce reflète assez mal le film, on s'attend à beaucoup plus d'action, en fait il y en a assez peu, l'histoire étant plus tournée vers la relation entre les deux protagonistes et l'évolution de Bruno.

Note :
⁎⁎⁎⁎