21 nov. 2013

musique / Le génial clip de "Trying To Be Cool" de Phoenix

Cette vidéo est l'un des clips les plus plus cools que j'ai pu voir. Genre de ma vie entière. Sur le coup et sans les explications, je n'en avais pas bien saisie toute la subtilité mais, en voyant le making-of, j'ai compris à quelle point j'avais affaire à quelque chose d'incroyablement dingue et créatif.

Déjà, la vidéo a été tournée en live et une seule prise. Oui oui, en live et une seule prise ! Et c'est encore plus fou lorsque l'on sait qu'il y avait à gérer simultanément un groupe qui joue, une dizaine de danseurs, un singe et une colombe (liste non exhaustive). Mais ce clip est encore plus inventif et complexe que ça.

Deux équipes de tournages filment la vidéo et échangent continuellement toutes les vingt-cinq secondes maximum. Comme une sorte de course de relais cinématographique où le tournage passerait et repasserait entre les équipes. Lorsque l'une d'elle filme, l'autre prépare la scène suivante. De cette façon, on aperçoit des minuteries tout au long de la vidéo : lorsqu'elles atteignent zéro, le relais est passé à l'autre équipe, qu'elle soit prête ou non. Et si elle ne l'est pas, la vidéo coupe en noir, se qui crée une course perpétuelle contre la montre.


10 nov. 2013

concert / BRNS @ Connexion Café, Toulouse | 04.11.2013


Photo
Olivier Donnet

Ce lundi à Toulouse, il y avait BRNS au Connexion Café. J'attendais ce concert comme le messie, complètement emballée par leur album Wounded qui, de plus, laissait présager une ambiance plus que survoltée.

Je n'ai pas tellement l'habitude de voir des groupes dans de si petites salles (une centaine de personnes), et aussi de ne pas savoir de quoi ils ont l'air. Ca me faisait bizarre de me dire qu'ils étaient peut-être déjà dans la salle, tranquillement à regarder les premières parties, voire juste à coté de moi sans même que je le soupçonne. Alors, pour remédier à ça, je suis allé jeter un oeil à l'affiche du concert, où on peut les apercevoir en photo. Échec critique. Ils ont des têtes complètement passent partout dessus, ça aurait pu être absolument n'importe qui dans la salle. Jugez plutôt.

Forcément, ça n'a pas loupé, on a passé toute la durée du second groupe juste à coté du bassiste sans en avoir la moindre idée.

La scène du Connexion Café est ridiculement petite, quand un groupe joue, on dirait qu'il y avait moins de metres carrés que de personnes sur scène. Pourtant ça collait bien pour BRNS. En général, le chanteur est mis en avant tandis que le batteur se retrouve presque caché au fond, sauf que pour BRNS, le chanteur et le batteur, ben c'est la même personne. Du coup, leur disposition sur scène est assez atypique puisque le groupe est disposé en demi cercle. Ca donne le sentiment d'un bulle entre les musiciens, presque face à face les uns des autres, d'où semble se dégager une énorme complicité. Et malgré le fait qu'ils ne pouvait quasiment pas se déplacer sur scène, à cause du manque de place sur scène et de leur instruments, on pouvait ressentir une énergie incroyable. Je ne vous raconte donc même pas dans quel état d'exitantion proche de la transe je pouvais être, lorsqu'ils ont joué Mexico.


C'est pas du tout une photo prise pendant ce concert mais c'est pour l'idée.
Photo
Confort Moderne

Une chanson sur deux jouée pendant le set était pour moi une découverte. Je me suis dit "Hey, il existe un autre album que Wonded!" et cette pensée m'enchantait, l'idée de le récupérer à la fin du concert pour m'y plonger dedans une fois chez moi. Sauf que PAS DU TOUT! En fait, ces morceaux étaient des inédits qui figureront sur le prochain album du groupe... qui sortira au printemps prochain. Cette attente est une putain de torture!

Le chanteur-batteur Timothée m'a fasciné. Déjà, parce qu'il joue de la batterie et qu'il chante en même temps, ce qui selon moi n'est pas censé être humainement possible. Ensuite, parce qu'il fait des rythmes incroyables, pêchues et catchy, et qu'il chante incroyablement bien. Je ne m'étais d'ailleurs pas tellement rendue compte de ce dernier point à l'écoute du CD, mais une fois en live, sa voix à pris une autre dimension. Elle est prenante, tantôt fragile, tantôt énervée, avec ce quelque chose de légèrement écorché.

À la fin du concert, j'ai pu discuter avec Antoine, le bassiste du groupe, qui m'a expliqué le pourquoi du comment du nom du groupe. Alors déjà, ça ne se prononce pas "B.R.N.S" - comme, évidemment,  je disais - mais "brains". Avec Timothée, ils avaient l'habitude de regarder pas mal de films de mort-vivants et la réplique "braiiiins" est restée. Sauf qu'en faisant des recherches, ils se sont rendus compte que des groupes qui s'appellaient Brains, ils y en avaient déjà une pelleté. Du coup, ils ont fait dans la tendance du moment : ils ont viré les voyelles. Ainsi naquit BRNS.